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S.-E. RAYNAUD de FITTE (RadVox)

S.-E. RAYNAUD de FITTE (RadVox)RadVox, c'est une voix résolument engagée dans la contribution au débat public, mais c'est aussi un espace de découverte et d'échange, sur lequel je vous fais part de mes coups de coeur, de mes coups de gueule, de mes coups de bourre, du sort, de foudre ... RadVox, c'est enfin l'interface d'expression de la pensée, de la parole et des actes d'une personnalité libre qui, un certain soir électoral de premier tour législatif, a décidé qu'il en avait marre d'être toujours bien élevé et d'éviter de dire des gros mots en politique, et que Thucydide avait raison de penser que les vents empêchent les lacs de pourrir ... dans un esprit résolument machiavélien des 'tumulti' ...

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Pour le respect des défunts maori !

Par S.-E. RAYNAUD de FITTE (RadVox) :: lundi 26 novembre 2007 à 22:00 :: Culture

Je vous invite à découvrir le blog mis en ligne par la Ville de Rouen dans le contexte de la polémique qui l'oppose au Ministre de la Culture. Personnellement, je soutiens la démarche de la Ville, et nous attendons le verdict du Tribunal administratif.

En savoir plus : http://rouen.blogs.com/tetemaori/ et http://www.grand-rouen.com/rouen-sur-web/pour-la-restitution-de-la-tete-maori/1875/

Hélas, on ne trouve pas grand-chose sur les têtes Maori sur Wikipédia, mais je vous invite à découvrir les liens suivants :

http://www.lefigaro.fr/culture/2007/11/15/03004-20071115ARTFIG00106-la-tete-maoriequi-seme-la-discorde.php

http://www.rouen.fr/mairie/deliberations/dl20071019_2_8

http://www.lesechos.fr/info/loisirs/4633723.htm

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1010166&clef=ARC-TRK-G_01

 

Exposition "Pasquale de Paoli, la Corse au coeur de l'Europe"

Par S.-E. RAYNAUD de FITTE (RadVox) :: jeudi 25 octobre 2007 à 14:30 :: Culture

A l'occasion du bicentenaire de sa mort, le musée de Corte ouvre ses portes à Pasquale de Paoli, figure tutellaire de la Corse moderne, du 23 juin au 29 décembre 2007. Essentiellement tournée vers son ouverture sur l'Europe des Lumières, cette exposition dévoile un pan majeur de l'histoire méditerranéenne moderne.

Au centre des convoitises de l'Europe tout entière, la Corse, alors sous le joug de l'Empire génois, fait figure de David face à un hydre Goliath. Les intérêts génois, français et anglais s'y rencontrent au XVIIIe siècle, poussant les habitants de l'île à se défendre au prix de déchirants combats. Or, comme dans toute guerre, les échanges sont nombreux entre la Corse et ses assaillants et nombreux sont les liens qui font de l'île un lieu de première importance dans l'histoire méditerranéenne.
C'est dans ce contexte mouvementé et éclaté qu'émerge la figure de Pasquale de Paoli, général de la Corse de 1755 à 1769, qui dédie sa vie à la résistance ; résistance face au joug de puissances étrangères aussi bien que face aux ordres établis (notamment dans sa gestion des relations avec l'Eglise, et sa grande modernité politique). Parce qu'il a su toucher l'Europe des Lumières, faire d'une île colonisée un Etat et insuffler un vent de modernité sur la politique, le destin de Paoli, figure paternelle de la nation, reste aujourd'hui une aventure humaine digne des grandes épopées universelles.

en savoir plus : http://www.evene.fr/arts/actualite/exposition-pasquale-de-paoli-corse-europe-924.php

 

Umori, ordini et tumulti ...

Par S.-E. RAYNAUD de FITTE (RadVox) :: jeudi 25 octobre 2007 à 14:22 :: Culture

Né le 3 mai 1469 et mort le 21 juin 1527, à Firenze (Florence), Niccolo Machiavelli entre en 1498 au service de la République florentine, pour y exercer la fonction de Secrétaire de la Chacellerie des Dix. Ce poste le conduit à mener de nombreuses missions diplomatiques, missions dont la délicatesse est à la mesure des incessants renversements d'alliances. Il se rend ainsi en France, auprès du Saint-Siège, auprès de Cesare Borgia, dont il mesure alors toute la fourberie. Mais la république s'effondre bientôt, et le retour des Medici (Médicis, en français) au pouvoir sonne aussi le glas de sa carrière. Torturé, jeté en prison, il est contraint à l'exil. C'est alors qu'il écrit Le Prince, dans l'espoir d'un retour en grâce dans sa ville natale, ce qui se produit effectivement. Contrairement aux idées reçues, Machiavel était loin d'être un cynique ayant rédigé un 'manuel à l'usage des tyrans'. Son but est de dévoiler le pouvoir dans sa nudité, et de s'interroger, non pas sur ce qu'un Etat devrait être, sur des Idées à l'instar de Platon, mais sur ce qu'il est en vérité, ce qui constitue à l'époque une innovation. Brillant historien, diplomate de talent, républicain convaincu, quelle ironie d'entendre actuellement son nom comme synonyme d'un acte de manipulation perverse !

L'analyse de la conception machiavélienne de la république, dans les Discours sur la première décade de Tite-Live puis dans les Histoires florentines, met en lumière une définition de la république comme rapport entre des revendications sociales spontanées (umori) et l'expression permanente de leurs désaccords (tumulti), rapport dont les institutions (ordini) sont le fruit. En outre, la conception de la république des Histoires florentines se révèle féconde du fait que sous l'apparent travail de l'historien se dessine une pensée renouvelée de la politique. Paraissant composer une histoire de sa cité, Machiavel n'incarne pas seulement sa réflexion théorique dans un cas particulier, mais se donne les moyens de penser quels sont les effets réels de l'histoire sur la politique, sans pourtant faire de celle-ci le produit de celle-la. Il lui est alors possibe d'évaluer jusqu'à quel point le régime républicain a les moyens de perdurer d'une manière autonome.

Je vous invite à découvrir un sympathique "Dialogue aux Enfers entre Machiavel et Montesquieu" : http://fr.wikisource.org/wiki/Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu_-_Simple_avertissement

Autres liens intéressants :

http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=2009717

http://www.evene.fr/

Firenze

Torino

Roma

Par ailleurs, pour mes amis florentins, turinois et romains, un petit clin d'oeil :

[Che la disunione della plebe e del senato romano fece libera e potente quella republica.]

Io non voglio mancare di discorrere sopra questi tumulti che furono in Roma dalla morte de' Tarquinii alla creazione de' Tribuni; e di poi alcune cose contro la opinione di molti che dicono, Roma essere stata una republica tumultuaria, e piena di tanta confusione che, se la buona fortuna e la virtù militare non avesse sopperito a' loro difetti, sarebbe stata inferiore a ogni altra republica. Io non posso negare che la fortuna e la milizia non fossero cagioni dell'imperio romano; ma e' mi pare bene, che costoro non si avegghino, che, dove è buona milizia, conviene che sia buono ordine, e rade volte anco occorre che non vi sia buona fortuna. Ma vegnamo agli altri particulari di quella città. Io dico che coloro che dannono i tumulti intra i Nobili e la Plebe, mi pare che biasimino quelle cose che furono prima causa del tenere libera Roma; e che considerino più a' romori ed alle grida che di tali tumulti nascevano, che a' buoni effetti che quelli partorivano; e che e' non considerino come e' sono in ogni republica due umori diversi, quello del popolo, e quello de' grandi; e come tutte le leggi che si fanno in favore della libertà, nascano dalla disunione loro, come facilmente si può vedere essere seguito in Roma; perché da' Tarquinii ai Gracchi, che furano più di trecento anni, i tumulti di Roma rade volte partorivano esilio e radissime sangue. Né si possano per tanto, giudicare questi tomulti nocivi, né una republica divisa, che in tanto tempo per le sue differenzie non mandò in esilio più che otto o dieci cittadini, e ne ammazzò pochissimi, e non molti ancora ne condannò in danari. Né si può chiamare in alcun modo con ragione una republica inordinata, dove siano tanti esempli di virtù; perché li buoni esempli nascano dalla buona educazione, la buona educazione, dalle buone leggi; e le buone leggi, da quelli tumulti che molti inconsideratamente dannano: perché, chi esaminerà bene il fine d'essi, non troverrà ch'egli abbiano partorito alcuno esilio o violenza in disfavore del commune bene, ma leggi e ordini in beneficio della publica libertà. E se alcuno dicessi: i modi erano straordinarii, e quasi efferati, vedere il popolo insieme gridare contro al Senato, il Senato contro al Popolo, correre tumultuariamente per le strade, serrare le botteghe, partirsi tutta la plebe di Roma, le quali cose tutte spaventano, non che altro, chi le legge; dico come ogni città debbe avere i suoi modi con i quali il popolo possa sfogare l'ambizione sua, e massime quelle città che nelle cose importanti si vogliono valere del popolo: intra le quali, la città di Roma aveva questo modo, che, quando il popolo voleva ottenere una legge, o e' faceva alcuna delle predette cose, o e' non voleva dare il nome per andare alla guerra, tanto che a placarlo bisognava in qualche parte sodisfarli. E i desiderii de' popoli liberi rade volte sono perniziosi alla libertà, perché e' nascono, o da essere oppressi, o da suspizione di avere ad essere oppressi. E quando queste opinioni fossero false e' vi è il rimedio delle concioni, che surga qualche uomo da bene, che, orando, dimostri loro come ei s'ingannano: e li popoli, come dice Tullio, benché siano ignoranti, sono capaci della verità, e facilmente cedano, quando da uomo degno di fede è detto loro il vero. Debbesi, adunque, più parcamente biasimare il governo romano; e considerare che tanti buoni effetti, quanti uscivano di quella republica, non erano causati se non da ottime cagioni. E se i tumulti furano cagione della creazione de' Tribuni, meritano somma laude, perché, oltre al dare la parte sua all'amministrazione popolare, furano constituiti per guardia della libertà romana, come nel seguente capitolo si mosterrà.